Publié le 19 septembre 2026–Mis à jour le 28 septembre 2026
Partager cette page
Voyage et dépossessions
Partager cette page
Affiche colloque - Pour l’affiche : Adrien Bodiot ; pour l’image : Harald JERICHAU, « Voyageurs se reposant sur la route de Sardes », XIXe s., Musée de Grenoble-J.-L. Lacroix
Le colloque « Voyages et dépossessions » conclut des réflexions entamées à l’occasion d’un séminaire de recherche composé de doctorants, de jeunes chercheurs de la Sorbonne Nouvelle et de spécialistes reconnus des études viatiques. Il entend examiner ce qui pourrait apparaître comme un élément définitionnel, fût-il paradoxal, de la littérature de voyage : la dépossession. Le corpus viatique ne saurait en effet se réduire à une entreprise de possession du monde, ce qu’il est en partie, comme l’ont montré les études postcoloniales depuis l’ouvrage pionnier d’Edward Said, Orientalism (1978). Le colloque souhaite mettre en avant des itinéraires qui soulignent à l’inverse les termes de déstabilisation, de privation, de perte ou de dépouillement. Qu’elle soit temporaire ou de plus long terme, métaphorique ou concrète, la dépossession travaille la littérature viatique, en affectant autant l’écriture que les corps des voyageurs.