Eva-Rosa Ferrand Verdejo

Photo Eva-Rosa Ferrand Verdejo
Photo Eva-Rosa Ferrand Verdejo

Courriel : eva-rosa.ferrand-verdejo[at]cyu.fr
ou eva-rosa.ferrand-verdejo[at]warwick.ac.uk


CV d'Eva-Rosa Ferrand Verdejo


Date d'inscription
Septembre 2019

Directeur de recherche
Julie Amiot (CY) et Michele Aaron (Warwick University)

Intitulé de la thèse
La génération « intermédiaire » : production, réception et représentation de la dictature dans le jeune cinéma chilien.

The « transitional » generation : production, reception and representation of dictatorship in young Chilean filmmaking.

Résumé de la thèse
Cette thèse s’intéresse aux cinéastes chiliens nés entre 1973 et 1990 : ils sont les enfants de la dictature et les cinéastes de la démocratie, et ils produisent en conséquence une représentation critique de ces deux périodes, au point que la limite qui sépare dictature et démocratie devient floue. Ils sont, en ce sens, une génération intermédiaire qui propose une réflexion sure la restauration de la démocratie après un événement traumatique, qui rejette certaines versions officielles de l’Histoire et qui met en avant les expériences individuelles dans un contexte de trauma collectif, tout en étant largement ignorés par le public national, et acclamés par les festivals étrangers. Tout ceci laisse percevoir un portrait de la société chilienne actuelle et de sa relation à la dictature. En ce sens, cette thèse pose la question : en quoi les pratiques cinématographiques, mais aussi de production, de distribution et de réception, des films réalisés par cette génération et qui abordent la dictature rendent compte d’un profond problème sociétal où les nouvelles générations percutent leurs prédécesseurs en questionnant les identités individuelles et collectives ?

Résumé de la thèse en anglais
This thesis brings attention to Chilean filmmakers who were born from 1973 to 1990: they are children of the dictatorship and filmmakers of the democracy, and they produce in consequence a critical representation of both dictatorship and democracy, to the point where the limit between the two periods is no longer clear. They are, thus, a transitional generation that offer a reflection on the restoration of democracy after a traumatic event, at the same time as they reject some official stands on History and valorize individual experiences in the context of collective trauma, while being largely dismissed by the national audience and praised by the international festivals, all elements that give a glimpse of a portrait of current Chilean society and its relationship to the dictatorship. In that sense, this Ph.D. asks: how do the practices in filmmaking, but also production, distribution and reception, of the films set during the dictatorship and directed by this generation, show a deep societal problem in which newer generations collide with older ones by rethinking individual and collective/national identities?

Photogramme issu de Post Mortem, Pablo Larraín, 2010
Photogramme issu de Post Mortem, Pablo Larraín, 2010

Photogramme issu de Post Mortem, Pablo Larraín, 2010.