du 19 novembre 2021 au 20 novembre 2021
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Publié le 8 novembre 2021 Mis à jour le 8 novembre 2021

L'arbre qui cache la forêt

Illustration l'arbre
Illustration l'arbre - © Wu Guanzhong – Tree roots 树根, 1980s. Ink and colour on paper. Courtesy Hong Kong Museum of Art

Christine Vial Kayser interviendra lors des journées d'étude "L'arbre qui cache la forêt" de l'Association Asie-Sorbonne, les vendredi 19 et samedi 20 novembre 2021, à Paris (INHA) et en ligne

Association Asie-Sorbonne

Journées d’étude
« L’arbre qui cache la forêt »


INHA, salle Ingres,
2 rue de Vivienne, Paris 75001

19-20 novembre 2021

Chaque communication dure 25 minutes plus 5 minutes de questions/réponses.
Les participants peuvent suivre les interventions en ligne.
Pour demander un lien Zoom, veuillez vous inscrire sur secretariat[at]asie-sorbonne.fr le 18 novembre au plus tard.

Comité scientifique et organisation : Conseil d’administration d’Association Asie-Sorbonne.
Retrouver l’information : https://asiesorbonne.hypotheses.org

Christine Vial Kayser, chercheure associée à Héritages, introduira les journées le 19 novembre au matin. Le 20 novembre, elle abordera La forêt comme réservoir de l’inconscient dans l’œuvre de l’artiste thaï Apichatpong Weerasethakul, et de Macha Makeïeff lors de la session V "L’espace narratif comme forêt virtuelle", qui se tiendra de 10h50 à 13h15.

Consulter le programme

Concept
L'Association Asie-Sorbonne organise des journées d'étude de deux jours dans le but de réfléchir à la dynamique du rapport à l'arbre - et au-delà, à la nature - en Asie de l'Est et du Sud par rapport à l'Occident. Nous postulons que cette relation, que ce soit dans l'art, dans les pratiques religieuses ou dans l'agroforesterie ou encore dans les pratiques de loisirs, s'inscrit dans un rapport paradigmatique à la nature qui est déterminé par un imaginaire de l'arbre, des souvenirs associés au paysage et des pratiques culturelles. Le concept chinois de qi (au Japon ki), c'est-à-dire l'énergie vitale partagée entre l'homme et la nature, ainsi que la perception spécifique de l'arbre dans la philosophie chinoise et japonaise, peuvent être invoqués pour soutenir cette dimension culturelle implicite. La forêt comme lieu d'éveil est également essentielle pour les bouddhistes et les jaïns, et la représentation de Yaksha et Yakshini témoigne du rôle de l'arbre comme source de vie, parfois ambivalent, dans la tradition indienne, où certaines espèces d'arbres sont encore aujourd'hui considérées comme sacrées. De telles représentations ont existé en Occident avant la révolution industrielle, puis en réaction à celle-ci, par exemple dans le gothique, et dans le romantisme européen ou le transcendantalisme américain.

Les journées abordent une double question : comment les pratiques culturelles, artistiques, religieuses, classiques ou populaires, traditionnelles ou contemporaines, ainsi que les théories philosophiques/esthétiques témoignent-elles d'une certaine vision de la forêt ; et comment conditionnent-elles potentiellement l'expérience réelle de l'immersion en forêt ? Une expérience immersive en forêt sera organisée le 21 novembre.

Mots-clés
Art et nature ; anthropocène ; nature et culture ; arbre et forêt