le 26 mars 2026
Publié le 19 février 2026 Mis à jour le 19 février 2026

Religion, psychanalyse, hypnose : François Roustang à l’oeuvre

François Roustang est mort il y a bientôt dix ans, laissant une oeuvre de psychanalyste, de théoricien et de praticien de l’hypnose. Son oeuvre est celle d’un humaniste et touche tous les domaines : philosophie, critique littéraire, sociologie, anthropologie…

François Roustang a marqué son époque par une pensée novatrice et critique, parfois qualifiée d’iconoclaste. Jésuite, il quitta cette institution en 1966 pour devenir psychanalyste. Il prit bientôt ses distances dans des ouvrages aux titres éloquents : Un destin si funeste (1976), Elle ne le lâche plus (1980). Il passa de même au crible l’oeuvre de Lacan dans De l’équivoque à l’impasse (1986). Il reprochait à la psychanalyse son aspect excessivement théorique et son peu d’intérêt paradoxal pour la guérison du patient.

C’est ainsi qu’il en vint à s’intéresser à l’hypnose, en particulier grâce à sa rencontre avec l’oeuvre de Milton Erickson. Au revers de la psychanalyse, l’hypnose consistait, à l’époque, en une pratique ou des pratiques sans principes bien établis. Qu’à cela ne tienne, François Roustang sera en France son théoricien dans Influence (1991) puis Qu’est-ce que l’hypnose (1994). Avec La Fin de la plainte (2000), François Roustang se fait connaître du grand public. Il n’aura de cesse dans les livres suivants de préciser ce que c’est que l’hypnose : comment elle guérit, quelles sont les conditions du changement thérapeutique qu’elle accomplit.

Depuis 2018, ses archives sont conservées à l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (Imec).

Ce colloque explorera les multiples facettes de l’oeuvre et de l’itinéraire de François Roustang.

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Pierre-Louis Fort :